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Communiqué de presse  •  1 min

Réaction d’Équiterre au nouveau projet de pipeline : des faux prétextes et un mauvais choix pour l’environnement et les collectivités

Publié le 

Montréal, le 2 juillet 2026 — Équiterre dénonce les faux prétextes d'unité nationale et de géopolitique que le gouvernement fédéral utilise pour justifier la façon dont il accueille à bras ouverts un projet de pipeline d'un million de barils par jour. Le gouvernement de l'Alberta souhaite faire désigner ce projet comme « projet d'intérêt national » d'ici le 1er octobre.

Le premier ministre s'est inventé une histoire d'unité nationale basée sur la construction d'un pipeline qu'il essaie maintenant de nous faire avaler de force. Par ailleurs, la géopolitique de 2026 ne garantit pas l’utilité de ce pipeline, alors que le monde tend de plus en plus vers le renouvelable. Une telle infrastructure risque donc de devenir un autre lourd fardeau pour les contribuables si le projet se concrétise.

« Le gouvernement fédéral a un choix à faire. Il peut investir dans des projets qui améliorent concrètement la vie des collectivités canadiennes : réparer les infrastructures, améliorer la mobilité, répondre à la crise du logement et préparer les municipalités à la crise climatique. Ou il peut encore une fois miser sur des projets conçus principalement pour enrichir quelques compagnies pétrolières. On a déjà vu ce film en 2018 : c'était le pipeline Trans Mountain et il nous a coûté 35 milliards $. La suite s’annonce pire », déclare Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales chez Équiterre.

Le gouvernement précédent, en contrepartie d'un pipeline de 35 milliards payé par les contribuables et de l'approbation de projets de développement d'énergies fossiles comme Bay du Nord, avait mis en place quelques règles pour encadrer ce développement et limiter les impacts sur la santé et l'environnement. Ce gouvernement n'offre rien en échange. Juste un bar ouvert pour l'industrie.

En pleine vague de chaleur mortelle qui traverse la planète, le premier ministre a eu le mérite d'être honnête avec les Canadien(ne)s en laissant tomber les cibles climatiques que ses nouvelles politiques rendent impossibles à atteindre. Mais nous en paierons le prix.


Les bureaux d’Équiterre sont situés sur les territoires autochtones non cédés par voie de traité que nous appelons de nos jours Montréal et Québec. Nous reconnaissons que les Premiers Peuples protègent leurs territoires depuis des temps immémoriaux et utilisent leurs savoirs traditionnels pour garder les terres et les eaux. Nous sommes reconnaissant(e)s de vivre sur ce territoire et tenons à poursuivre nos efforts pour le protéger. Pour en savoir plus

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