2026
Janvier
Équiterre encourage ses sympathisant(e)s à participer à une consultation publique du gouvernement du Québec sur la feuille de route énergétique qui guidera les choix énergétiques et économiques du Québec pour les 25 prochaines années.
En cours
Avec la transition énergétique, les besoins en énergies renouvelables ne cessent d’augmenter. Au Québec, ça signifie qu’il faut faire des choix écologiquement responsables pour mieux utiliser nos ressources limitées en hydroélectricité.
En 2020, 50 % de l’énergie consommée au Québec provenait toujours des énergies fossiles. Or, pour décarboner nos bâtiments, nos véhicules, nos industries et réussir la transition vers les énergies renouvelables, le gouvernement estime qu’on aura besoin d’au moins un demi Hydro-Québec de plus (autrement dit, au moins 100 TWh d’ici 2050).
Nos immenses surplus d’hydroélectricité sont chose du passé. On ne pourra donc pas compter sur eux pour assurer la transition de tous les secteurs ainsi que la sécurité énergétique du Québec.
Le Québec n'a pas de stratégie ou de politique énergétique lui permettant de sortir rapidement des énergies fossiles et d'atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2050.
Le gouvernement québécois cherche à augmenter la production d'énergie renouvelable, notamment hydroélectrique, sans avoir au préalable mis en place des mesures pour réduire la demande d'énergie.
L'intention d'augmenter la production n'est pas motivée uniquement par les besoins de la transition énergétique, mais aussi pour attirer des industries énergivores. Dans un contexte de crise climatique et de biodiversité, l'avenir de notre énergie ne peut être guidé uniquement par le développement économique.
L'augmentation de la production d'électricité, quel que soit le type d'énergie (hydraulique, solaire ou éolienne), a des répercussions socio-environnementales. La construction de nouvelles centrales hydroélectriques et de barrages ne peut être la seule solution.
Équiterre s’est mobilisée dès que le gouvernement a fait allusion à de potentiels nouveaux « barrages » pendant la période électorale de 2022.
Avant de prendre des décisions majeures sur l’avenir énergétique de la province, nous demandons au gouvernement de bien s’informer sur les différentes perspectives, la multitude de solutions possibles et les impacts des différents scénarios. On exige que ces décisions soient prises de manière transparente dans le cadre d’une stratégie énergétique arrimée avec les cibles climatiques et le développement territorial de la province. Jusqu’à présent, ce n’est malheureusement pas le cas.
Équiterre et ses partenaires ont demandé au gouvernement de tenir un vrai débat de société sur notre avenir énergétique. À l’été 2023, le gouvernement a proposé un format qui n’était pas à la hauteur de nos attentes. Malgré le fait que la consultation n’était pas suffisamment large et accessible que souhaité, nous avons néanmoins mobilisé nos membres et sympathisant(e)s à y participer afin de faire entendre nos priorités.
Vous avez été nombreux et nombreuses à le faire afin d'exiger du gouvernement un avenir énergétique dont nous pourrons être fiers et fières : carboneutre, juste et respectueux de notre environnement.
Nous suivons de près les annonces du gouvernement et d’Hydro-Québec cet automne pour maintenir la pression et faire valoir notre vision : celle de la sobriété, de l’efficacité et de l’abordabilité! Équiterre continue d’encourager le gouvernement à changer de cap - de suivre une route alternative de celle sur laquelle on se retrouve présentement.
Le Québec est à la croisée des chemins en matière de transition énergétique. Pour se libérer le plus rapidement possible des énergies fossiles, on doit aller beaucoup plus loin que simplement les substituer par de l'hydroélectricité, dont les surplus seront bientôt chose du passé.
Ainsi, plutôt que d'opter pour la solution facile (mais inadaptée à la réalité d'aujourd'hui) qu'est la construction de nouvelles infrastructures hydroélectriques, Équiterre propose un changement de paradigme.
Pour atteindre la carboneutralité avant 2050, la sobriété collective et l’efficacité énergétique devront avoir été maximisées dans tous les pans de la société afin qu'on voit émerger :
plus de mobilité active, collective et partagée;
un aménagement plus durable du territoire;
des bâtiments plus écoénergétiques;
une économie plus circulaire;
un système alimentaire plus local, sain et écologique.
Une transition réussie saura également réduire les inégalités sociales, favoriser la protection du vivant et garantir que l'énergie de demain demeure abordable pour l'ensemble des Québécois(es).
Équiterre demande au gouvernement de mettre en oeuvre cette vision d’un Québec plus prospère, plus équitable et plus durable, qui est véritablement maître de son énergie.
Ainsi, dans le cadre de la Consultation sur l'encadrement et le développement des énergies propres au Québec, Équiterre a fait des propositions qui peuvent être mises en œuvre dans chaque secteur de la société.
Recommandations pour plus de sobriété et d’efficacité énergétique dans tous les secteurs de la société
Lisez notre mémoire
« Équiterre est en faveur de l’électrification, bien sûr – mais pas à tout prix. La simple substitution de la source d’énergie utilisée ne pourra pas fonctionner. La transition énergétique devra s’attaquer aux racines du problème : la surconsommation et le gaspillage énergétique. »
Équiterre encourage ses sympathisant(e)s à participer à une consultation publique du gouvernement du Québec sur la feuille de route énergétique qui guidera les choix énergétiques et économiques du Québec pour les 25 prochaines années.
Le projet de loi 69 sur la gouvernance responsable des ressources énergétiques est adoptée sous bâillon. Équiterre estime que cette législation est malavisée, car elle vise le développement débridé des capacités énergétiques au service d'un développement industriel mal défini.
Le ministre Pierre Fitzgibbon présente le projet de loi 69 sur la gouvernance des ressources énergétiques du Québec. Un projet de loi qu'Équiterre accueille avec réserve puisque son objectif principal est d'accélérer la production énergétique et non de tendre vers la sobriété la diminution de la consommation.
NovembreHydro-Québec dépose son nouveau plan d’action dans lequel il prévoit de doubler la capacité énergétique du Québec d’ici 2050. AoûtFin de la consultation publique du gouvernement sur notre avenir énergétique. JuilletÉquiterre a offert des séances d'accompagnement pour permettre aux citoyen(ne)s de compléter le formulaire officiel de la consultation. Équiterre a également soumis son mémoire. JuinDébut de la consultationLe gouvernement a ouvert la consultation en ligne aux Québécois(es) du 2 juin au 1er août. Participation à la consultation : mobilisation des citoyen(ne)s et des expert(e)sÉquiterre encourage les Québecois(es) à envoyer un courriel pré-rédigé pour porter leurs voix et à participer à la consultation! Début de la tournée à travers le Québec! Équiterre fait une tournée du Québec pour présenter le film Après La Romaine et tenir des conférences-discussions sur le thème de notre avenir énergétique. MaiÉquiterre sensibilise et mobilise sur la transition énergétiqueSuite à l'annonce du gouvernement de la tenue d'une consultation publique (et non d'une consultation menée par le BAPE), Équiterre a partagé aux Québécois(es) notre vision d'un avenir énergétique carboneutre, juste et vert pour le Québec et les grands principes sur lesquels il repose. Voir le webinaire. Nous avons encouragé nos sympathisant(e)s à envoyer un courriel à leur député(e) pour faire valoir ces grands principes. AvrilSuite à nos appels et ceux de plus de 100 groupes environnementaux et citoyens, le gouvernement n'a pas accepté de mandater le BAPE, mais le 26 avril, il annonçait la tenue d'une consultation des expert(e)s et du public. Toutefois, le format de la consultation laissait beaucoup à désirer. Lire notre réaction conjointe. MarsNous avons travaillé à démystifier le vrai du faux sur nos besoins et nos capacités énergétiques au Québec. Lire notre actualité. Avec le collectif G15+, nous avons rappelé au gouvernement l'importance de tenir une consultation menée par le BAPE. Lire notre communiqué. FévrierSuite à notre pétition, avec 100 autre groupes, nous avons réitéré notre demande au gouvernement de mandater le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) afin de déclencher une consultation générique sur notre avenir générique. Lire notre communiqué et lettre conjointe. JanvierOn a mis la table : l'avenir énergétique est sur le point d'une refonte structurelle. Il fallait en parler dans l'espace public et conscientiser la population aux enjeux et aux conséquences de nos décisions énergétiques aujourd'hui sur notre avenir proche. Lire notre lettre ouverte. Nous avons lancé une pétition pour demander un BAPE en janvier signée par 11 000 personnes. |
En novembre 2022, le Premier ministre a convié le Québec à un « vrai débat de société » sur notre avenir énergétique et annonçait la tenue éventuelle d'une consultation publique sur l'avenir énergétique du Québec au printemps. Cette consultation serait pilotée par le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon.
Cet enjeu complexe aura des répercussions sur le quotidien de tous et toutes les Québécois(es) tant sur leur santé publique, sur leur portefeuille que sur leur sécurité puisque nos choix énergétiques influencent notre pouvoir à lutter contre les changements climatiques.
Pour plus d'informations, vous pouvez accéder à la Consultation sur l'encadrement et le développement des énergies propres au Québec.
Deux visions s'affrontent en ce qui a trait au futur de l’énergie au Québec. D’un côté, le gouvernement voit dans le potentiel de croissance de la production d’électricité au Québec une opportunité et un moteur pour le développement économique et industriel. Autrement dit, ajuster la production énergétique en fonction de la croissance comme on l’a toujours fait.
De l’autre côté, plusieurs acteurs des mouvements environnementaux et sociaux estiment qu’il est primordial que le gouvernement priorise les besoins de la décarbonation du Québec, et qu’il détermine ensuite si le Québec peut se permettre d’allouer d’importantes ressources énergétiques pour stimuler de nouveaux secteurs industriels (pour déterminer ensuite quelle est sa marge de manoeuvre pour stimuler la croissance et le développement).
Selon plusieurs expert(e)s, les calculs énergétiques du gouvernement ne fonctionnent simplement pas : malgré une importante augmentation des capacités énergétiques, il sera impossible de répondre à la fois aux besoins de la carboneutralité d’ici 2050 tout en favorisant des projets axés purement sur le « développement économique ». Source.
L’histoire a prouvé que les Québécois(e)s sont capables de grands exploits. Avec la nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power en 1944, le gouvernement d’Adélard Godbout préparait le terrain à la première révolution énergétique du Québec, qui sera concrétisée en 1962, avec la campagne « Maître chez nous », du gouvernement Lesage et de son ministre des Richesses naturelles, René Lévesque. En étendant la nationalisation de la production d’électricité sur tout le territoire, le Québec sera avantageusement positionné sur le plan environnemental pour les années à venir.
Le gouvernement du Québec n'a pas de stratégie énergétique lui permettant de sortir des énergies fossiles et d'atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2050 ;
Il est anticipé que le Québec rencontrera des problèmes d’approvisionnement en électricité dès 2026 en raison d’une croissance importante de la demande ;
Le développement de capacités énergétiques additionnelles via de nouvelles centrales hydroélectriques aurait des impacts destructeurs sur la biodiversité, sur les Premières nations et les communautés locales ;
Le développement de nouvelles capacités augmentera le coût moyen de production de notre électricité ;
Le Canada est le 5e plus grand consommateur énergétique par habitant au monde avec 229 GJ/habitant et le Québec suit cette tendance avec 225 GJ/habitant. Des mesures structurantes d’efficacité et de sobriété énergétique représentent un potentiel significatif de réduction de la consommation globale dans ce contexte ;
La transition énergétique passera en grande partie par Hydro-Québec dont tout(e)s les Québécois(e)s sont actionnaires ;
Les décisions sur l’avenir énergétique se déroulent actuellement derrière des portes closes, au sein du comité sur l’économie et la transition énergétique composé uniquement de quelques ministres et de la PDG d’Hydro-Québec.
L’époque des surplus d’hydroélectricité au Québec est désormais révolue.
Pourquoi? Deux raisons principales.
1) La demande en électricité augmente :
De 2019 à 2029, Hydro-Québec prévoit une croissance de la consommation de 20 térawattheures (TWh), soit 12 %.
2) Hydro-Québec a signé des nouveaux contrats d’exportation :
Hydro-Québec a conclu d’importants contrats d’exportation dans les dernières années avec les États de New York et du Massachusetts. Ces contrats représentent, ici aussi, près de 20 TWh.
Plus d’informations : https://ici.radio-canada.ca/no...
Accroître la production électrique, peu importe le type d'énergie choisi (hydroélectrique, solaire ou éolienne par exemple), engendre des impacts sociaux et environnementaux.
Le coût des nouveaux approvisionnements en électricité sera plus élevé que celui du bloc patrimonial : alors qu’il en coûte actuellement environ 3 cents le kilowattheure (kWh), les nouveaux approvisionnements, notamment via la construction de nouvelles centrales hydroélectriques, pourraient coûter environ 11 cents en moyenne. Comme les tarifs préférentiels accordés aux gros acteurs industriels tournent autour de 5 cent le kWh, développer des nouvelles capacités de production électrique pour attirer ces nouveaux acteurs représentera à terme des ventes à perte.
La Chaire de gestion du secteur de l’énergie des HEC Montréal évalue qu’en 2019, près de 54 % de l’énergie consommée au Québec provenait des hydrocarbures.
Les impératifs de la transition justifient une forte augmentation de la demande, notamment pour faire la transition de secteurs incontournables hors des hydrocarbures :
Électrification des transports
Conversion du chauffage des bâtiments à l’électricité
Électrification ou décarbonation des procédés industriels
Le Québec aura ainsi besoin de plus de 100 térawattheures (TWh) additionnels d'énergie pour faire la transition de ces secteurs et atteindre la carboneutralité d'ici 2050, selon le plan stratégique 2022-2026 déposé par Hydro-Québec (alors que la capacité actuelle de la société d’État tourne autour de 200 TWh).

